© Jeff Humbert
© Jeff Humbert

CHIEN ANDALOU

Pierre Tereygeol, guitares, électronique et compositions
Guillaume Roy,
alto et compositions

Les surréalistes, et notamment Buñuel et Dali avec leur chien andalou, restent une source incroyable d’imagination, de création, et d’inspiration. Un des fondements de la poétique surréaliste est l’éloge du choc visuel, l’abondance de juxtaposition d’images et d’objets incongrus, agencés dans le but de perturber, de susciter une ambigüité. La présence d’humour noir, les principes d’écritures automatiques, tous ces jeux artistiques prônent une nouvelle voie d’accès au monde, un regard révolutionnaire qui bouleverserait le monde. 

Retravailler leur imaginaire dans un propos purement musical, écouter le film autrement, sans le voir, et le développer, écrire une musique visuelle, être entre rêve et réalité, entre écrit et improvisé, voir avec les oreilles, écouter avec les yeux. N'accepter aucune image ou idée susceptible de conduire le spectateur vers une explication rationnelle, psychologique et culturelle.

Il en résultera un enchaînement de séquences oniriques qui transgressent les schémas narratifs traditionnels. Chacune d'entre elles reposent sur des références temporelles non linéaires, de sorte que l’auditeur se trouve dans l'impossibilité d'appréhender la trame en recourant à un point de vue conventionnel, une invitation à écouter notre cinéma intérieur d'une autre façon.